
Chapitre 1 - Dans la tourmente
Durant la Drôle de Guerre et la Bataille de France, les Groupes de Reconnaissance (dont le GR I/33 baptisé "Belfort") sont affectées aux Armées. Ils réalisent pour elles des missions de reconnaissance en profondeur et à proximité du front, la plupart du temps en avion isolé, face à une défense sol-air dense, doublée d'une chasse adverse entraînée et en surnombre. Cette dernière les pourchasse souvent à 4, 8 ou 12 appareils contre 1.

La SAL 33 rejoint le GR II/33
On voit alors apparaître la Croix de Lorraine, porteuse de deux escadrilles.
En mai 1940, le GR II/33 oeuvre sur la Zone d'Opérations Nord : les avions effectuent des reconnaissances sur la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne.
Elle est la 1ère unité, les 11 & 12 mai 1940, à reporter les Panzerdivisionen en percée dans les Ardennes.

Le lourd tribut de la SAL 33
Fin mai 1940, l'unité couvre les opérations sur Dunkerque : de nombreuses missions sont réalisées sur Arras, notamment celle de St-Exupéry.
L'ordre de repli est donné le 19 juin 1940, direction l'Algérie, en passant par Perpignan : elle atterrit à Oran le 21 juin.
Les avions seront désarmés le 23 juin. La SAL attend de reprendre la lutte et le bilan du tribut payé : 7 tués, 4 blessés, 18 prisonniers, pour un total de 186 missions de guerre.

La BR 218 est affectée au GR I/35
Le Groupe couvre l'Est Français dès septembre 1939, dans le Jura comme en Alsace. En mai 1940, il bascule sur la Zone d'Opérations Nord : celui qu'on appele "L'Oeil de la 7e Armée" vient couvrir la même zone d'opérations que le GR II/33. La zone de travail est vaste, regroupant le territoire belge et la Somme. Il se replie vers la Loire en juin 1940, rejoint l'Afrique Française du Nord le 20. Le 15 juillet 1940, le GR I/35 est offciellement dissout et ses avions, reversés au GR I/52.
